Publié le 18 août 2010
Les pollutions massives du passé et la proximité de l'habitat avaient amené le ministre libéral Michel FORET à imposer des normes strictes et à prévoir le désengagement progressif de Pont-de-Loup. Premier pas de ce désengagement il a limité la capacité à 110.000 tonnes au lieu de 176.000.
Un nouveau four prolongerait l'activité pour 25 ans. Ce serait un retour en arrière inacceptable.
Bien sûr, les déchets que nous produisons doivent être traités. Mais il existe d'autres méthodes moins polluantes, moins coûteuses et des capacités libres qui permettent d'éviter un investissement de 50 millions d'euros. Encore faut-il rattraper les retards accumulés pas l'ICDI en matière de recyclage et démarrer au plus vite le traitement biologique des fermentescibles. Encore faut-il, surtout, ne pas vouloir importer des déchets d'autres intercommunales et vouloir, au contraire, développer des synergies avec d'autres opérateurs.
Or, il faut bien constater que les responsables PS et cdH refusent d'étudier ces alternatives. En effet, les 6 scénarii qu'ils ont soumis à un bureau d'étude spécialisé, prévoient tous 2 fours (L'actuel four n°2 et un nouveau four n°4) L'hypothèse à un seul four (le n°2) a soigneusement été « oubliée ».
Nous l'avons donc soumise directement au Ministre Philippe Henry qui doit prendre la décision de subsidier ou non cet investissement. Nous en avons profité pour rappeler la nécessité de mesurer, enfin, les conséquences du passé sur la santé des populations. Nous attendons sa position avec impatience. Faut-il préciser que nous comprendrions difficilement qu'un Ministre ECOLO privilégie l'incinération qu'un Ministre libéral avait réduite.
Quoi qu'il en soit, comme depuis 20 ans, nous restons au côté des riverains.
Nous ne pouvons que vous inciter à signer la pétition : « NON AU FOUR N° 4 ! »
Jean-Pierre Marique
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