Publié le 06 juillet 2011
(Article de Vers l'avenir)
AISEAU-PRESLES - Le patrimoine communal s'appauvrit
Le compte 2010 était au menu du conseil communal. Il y a aussi été question de l'écopole et une nouvelle échevine a prêté serment.
Graziana Trotta a fait son entrée au collège communal d'Aiseau-Presles, lundi soir, à la suite de la démission de Christian Champagne. Elle a prêté serment devant le bourgmestre et se voit confier les plaines de jeux, la famille, la citoyenneté et l'accueil extrascolaire.
L'on pouvait rentrer dans le vif du sujet, avec la présentation du compte communal de 2010. Qui a fait l'objet de vives critiques de la part de l'opposition. Le compte budgétaire présente un maigre boni, à l'exercice propre, de 42 161 €. Tous exercices confondus, le boni cumulé attient 2 354 047 €. Cet équilibre a permis de maintenir la taxe communale à l'impôt des personnes physiques à 7,5 %, Aiseau-Presles se situant en dessous du taux moyen pour la province du Hainaut, à savoir de 8,21 %, a fait remarquer l'échevin des Finances, Dominique Grenier.
Côté opposition, Jean-Pierre Marique (MR) pointe du doigt le problème de la dette. Si, à long terme, elle baisse de 550 000 €, elle croît, à court terme, de plus de 800 000 €. Pour le conseiller, ce transfert est révélateur d'un problème bien précis : « La tendance de plus en plus marquée de la commune à vivre à crédit au quotidien. »
Un patrimoine en baisse
Et le patrimoine n'est pas épargné. « La tendance observée pour la dette influence le patrimoine, poursuit Marique. La valeur corporelle du patrimoine passe de 41 238 759 à 41 031 788 €. En 2007, elle s'élevait encore à 42 396 653 €. « La commune s'appauvrit : plus de 1 350 000 € en trois ans ! »
Ce n'est pas tout. Au compte de résultat, observe le réformateur, le compte présente un mali de 67 025 €, signe que la commune vit au-dessus de ses moyens. Pire : pour la première fois, le compte présente un mali général de 620 079 €. Marique constate encore que 60 % des projets annoncés ont été annulés : « 24,3 % des projets ont été réalisés, explique Jean-Pierre marique. 16,5 % ont été engagés et restent à payer après le 31 décembre. »
De son côté, Philippe Charlier (cdH) s'attarde particulièrement sur les déchets : « On dit que l'ICDI coûte cher. Mais si on regarde les dépenses, elles sont conformes aux crédits budgétaires. Et si on compare la différence entre le budget initial, qui était de 924 658 €, et le compte de résultat, qui est de 768 864 €, il y a une différence considérable de 155 793 €. Le montant de la taxe a été basé sur un taux de 110 % et non pas de 96,35 % ! Les gens ont payé des taxes trop importantes et il faudrait leur en faire bénéficier. » Le cash flow, autrement dit la liquidité de la commune, inquiète également Charlier : « On souligne la bonne tenue du cash-flow alors que celui-ci est à 1,06. Il n'a jamais été si bas. Cela signifie que la capacité de la Ville à rembourser ses emprunts a fortement diminué. »
Tant le MR que le cdH n'ont pas approuvé le compte.¦
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